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Le perfectionniste feignant

Chapitre V : The Great Ocean Rain

10 Octobre 2012, 20:42pm

Publié par Johnny Super-Trempe

 

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Une fois la frayeur passée, la journée devenait d’un coup plus belle, même s’il continuait de pleuvoir sur la planète Australie. Par la suite, on ouvrit un compte en banque afin que ce genre d’histoire ne nous handicape pas à l’avenir si jamais cela se réitère. Pour le moment, on commence pour de bon notre périple sur la great ocean road. La pluie et le vent incessant ne nous permettent pas de profiter au maximum des paysages que propose cette route mythique. On espère que la seconde partie, que l’on effectuera demain, sera plus ensoleillée. Alors que l’heure de notre fin de route approche –on essaye de trouver un endroit où dormir vers 16h30, le soleil commençant déjà à se coucher et rouler de nuit consiste à éviter les kangourous et mal voir les possibles aires pour notre van –on aperçoit un petit troupeau de kangourous sur le côté, notre premier, qui bondit vers les collines à l’approche de notre veau sur roue. On établira notre camp quelques dizaines de mètres plus loin, pas loin de l’océan, près des toilettes et entouré d’arbres, de mulot, de divers oiseaux, rouge et bleu, ainsi que d’aucun être humain. La belle vie quoi.

Ce matin est beaucoup mieux que celui de la veille : peu de vent, il ne pleut pas et on peut apercevoir le soleil. Les nuits sont toujours aussi fraiche mais ça reste supportable même si on n’est pas vraiment équipé : on est parti pour aller en Australie, pas dans le Nord. 

Durant le périple, les toilettes et l’eau courante ne seront pas un problème mais il en demeure un, assez important et attendu : la douche. Même si notre van, qui n’a pas encore de surnom -si ce n’est Guy, mais ça reste provisoire et il n’y a pas vraiment de raison, et j'ai proposé "Persi", pour "le van persi", mais Thomas n'approuva pas, à mon grand regret- est équipé d’un tanker fait maison de 65 litres et peut servir de douche, il faut trouver les robinets avec les bons embouts pour le remplir, ce qui n’est pas évident vu qu’apparemment les robinets sont trop gros pour l’embout de notre tuyau d’arrosage. Et puis l’eau de Joanna est aussi belle à voir que n’importe qu’elle star au réveil, ou même n’importe quel être humain. 

 

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La vue sur l’océan n’est pas mal, mais la température ainsi que divers panneaux d’avertissements empêchent la baignade ; nous sommes en hiver, il ne fallait pas s’attendre à avoir des températures chaudes. Une fois le rituel d’avant départ effectué, on s’en va, pour finir la great ocean road, en espérant un temps clément…en espérant.

Thomas me laisse le volant, sur la route la plus pourrie qu’il soit. La conduite à gauche, le veau à tracter et le moteur essence me donne l’impression de ne plus savoir conduire. Passer les vitesses de la main gauche, vitesse qui sont exactement dans le même ordre qu’en France, ainsi que de devoir tourner à une intersection en se rabattant sur la gauche font une conduite pas évidente et oblige la même concentration que quand tu conduis pour la première fois. Je suis dépucelé, une seconde fois. 

On décide de s’arrêter à quasiment tous les panneaux « scenic lookout » qui indique une vue sur la great ocean road. La première sera la « Gibson step » : énorme falaise bordant l’océan qui montre plus loin un des douze apôtres, morceau de littoral qui a été séparé du bord et qui erre dans l’océan. 

 

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Quelques centaines de mètres plus loin, on s’arrête aux douze apôtres. La pluie commence à menacer sérieusement notre périple. Une fois descendu du van afin d’approcher ces immenses rochers solitaires dans l’océan, la pluie venue du large nous attaque comme une armée de Poséidon. On peut à peine profiter de la vue puis repartir vers notre van, baptisé désormais le « Blue Submarine », étanche comme un filet de pêche, on traverse les plus belles pluies diluviennes qui s’abattent comme un océan sur la route.

 

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En fin de notre périple sur la great ocean road, on croise la route du London Bridge, un grand pont de pierre que l’océan a érodé au fil du temps pour en faire tomber le morceau qui relie le littoral au désormais gros rocher étendu dans l’océan.

Avant de trouver une place, on voit enfin notre premier koala, mort au bord de la route certes, mais notre premier quand même. La great ocean road est désormais close, on n’a guère pu en profiter à cause d’un temps digne de la Bretagne mais au moins, on l’a vu, et c’est déjà pas mal. On rebrousse chemin, par l’autoroute, afin de retourner vers Melbourne et commencé notre ascension vers Darwin, en passant par Canberra, Sydney et Brisbane, soit près de 5200 kilomètres, si on ne fait pas de détour, ce que l’on fera. Nous repasserons par Geelong qui, cette fois-ci, ne sera pas maudite : la découverte de douche, chaude, est une libération. Trois jours sans douche, ça commence à être rude, mais ça, on s’en doutait que ça n’allait pas être facile, ça fait partie du packaging de prendre un van.  

 

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Commenter cet article

anonyme 11/10/2012 15:51

Non. Non, vous "n'ouvrâtes" pas un compte en banque. pédé!

PS : haha vous ne saurez jamais qui je suis...

Johnny Super-Trempe 11/10/2012 19:10



Ta gueule gaëtan.