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Le perfectionniste feignant

Chapitre VII : Canberra, la capitale forcée

2 Novembre 2012, 21:00pm

Publié par Johnny Super-Trempe

DSC05044Alors, arrivé à Canberra, sous un brouillard épais. Petit rappel : Canberra a été créé en 1912 afin de départager Melbourne et Sydney pour devenir la capitale. Résultat, on a une ville construite à la hâte, avec presque rien. Capitale de l’Australie contenant trois cent mille habitant à peine, sachant que Melbourne culmine à 3,9 millions et Sydney dépasse le 4,5 millions d’habitants. Ce n’est pas aujourd’hui que l’on fera les touristes et qu’on constatera le néant de la capitale.

Toutes les places de parking sont payantes et ils sont à moitiés vides. Ce sera direction office du tourisme afin d’obtenir des renseignements et accessoirement faire la vaisselle. Cela fait depuis le retour à Geelong qu’on n’a pas pu se doucher, donc à peu près trois jours. Heureusement, il y en aurait à la piscine de Canberra. Petit problème : c’est 6$50. Pour le prix, on décide d’aller nager, même si la température ne doit pas dépasser les vingt degrés. Il fait chaud en Australie, que l’on se dit en France.

DSC05045.JPGLe parking de la piscine est évidemment payant. Etant des bandits de grands chemins et ayant l’habitude d’enfreindre la loi, on se gare sans payer. Ce beau pays au gouvernement visiblement répressif va-t-il nous punir ?

Etant donné que je nage aussi bien qu’une pierre à laquelle on aurait accroché une pierre plus lourde, que la piscine n’est pas municipale mais olympique, je ne fais pas plus de quatre longueurs avant de me résigner : je ne suis pas le descendant d’Aquaman - après tout tant mieux, c’est le super-héros le plus moisi de tous les temps. J’attends donc Thomas qui visiblement se sent plus à l’aise que moi, mais le chlore stopperons ses longueurs et sors avec des yeux aussi rouge que le provoquerais de la weed. On décide de prendre notre douche, confortable car chaude.

Après celle-ci, on constate qu’aucune amende n’est déposée sur Submarine. Tant mieux, sinon on aurait fait un feu de joie avec, en dansant avec une toise en peau de bison en guise de cache-sexe et en tentant d’invoquer des démons de l’époque vikings.

DSC05047.JPGDSC05048.JPGRobin et Mattéo, les deux backpackers parisiens croisés à Melbourne, viennent nous rejoindre afin qu’on squatte un bout de pelouse ensemble : on se fait moins chier à quatre quand on sait que la nuit arrive à 17h30 et qui nous pousse à dormir à 20h.

Ils nous trouvent un coin dans Canberra près d’un terrain où ils ont travaillé en début de séjour. Une fois installé, on commence les hostilités : partie à quatre de trou du cul ! Sortie de son contexte, ça peut ressembler à une partouze homosexuelle mais nous ne mangeons pas de ce pain-là. Celui qui ne connait pas le jeu de cartes du « trou-du-cul » ne mérite pas de vivre et encore moins de lire ces lignes. Après une domination sans partage de Thomas, dû exclusivement à la chance comme tout président, on décide de siffler la mi-temps afin de se restaurer. Si mes souvenirs sont bons, ça risque d’être notre premier repas du soir. D’habitude, les fruits suffisent à notre appétit après s’être engouffré un demi-kilo de pates ou de riz accompagné de diverses viandes à 14h.

On ne change pas une équipe qui gagne, ce sera gros platasse de pâtes avec deux œufs chacun pour notre repas. Je ne pourrais plus manger d'œuf en France, ce sera mon traumatisme australien.

La deuxième mi-temps du trou du cul arrive, la première mi-temps donné : Thomas président, Robin vice-président, votre serviteur en vice trou du cul –uniquement parce que je refuse toute démocratie et que seul l’anarchie triomphe mais que je refuse aussi qu’on m’insulte impunément de trou du cul -et enfin Mattéo avec une belle place de trou du cul. Les deux présidents chutèrent vite de leur piédestal afin de nous laisser la place. Thomas s’en relèvera de temps en temps mais Robin errera dans sa condition de faiseurs d’excrément et attendra sa révolution, qui n’arrivera pas.

Il est 22h passé, heure très tardive pour nous quatre en ces conditions. La nuit s’annonce rude, surtout à la vue du givre qui commence à se déposer sur la tente de Mattéo et Robin. Heureusement qu’on dort dans notre van, ce soir-là on saura qu’il y a pire que nous, ça réchauffe un peu.

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