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Le perfectionniste feignant

Chapitre VIII : En route vers Sydney

22 Novembre 2012, 21:49pm

Publié par Johnny Super-Trempe

DSC05051Canberra n’est pas une grande ville et il n’y a rien à faire, mis à part la visite du Parlement. Enorme bâtiment mis en plein milieu de Canberra, d’où on voit que les gros axes de la ville ont le même point de fuite. Apologie d’une mégalomanie gouvernementale, avec d’énorme salles marbrés un peu partout avec rien dedans, grands espaces de néant, parking sentant le neuf, portraits de premier ministre peint, pelouse sur le toit, bref : de l’argent foutu en l’air.

DSC05054.JPGL’argent d’ailleurs, on en manque sérieusement dû à un grand n’importe quoi de ma banque qui met quinze jours pour virer des sous, qui limite mes retraits à 300$ par semaine (qui servent pour deux personnes, vu que Thomas a presque entièrement payé le van, et n'a donc plus de liquide, et que j’ai désormais une dette). Je n’aime pas beaucoup l’argent et les banques, ma haine s’accentue de jour en jour. Petit truc en plus : l’amende de 80$ (à peu près 60€) retrouvé sur Submarine garé sur le parking payant, le temps que je puisse retirer puis consulter mes comptes sur internet. Ce système de taxes indécemment élevé subsiste partout dans le pays : 180$ pour un train fraudé (ticket coutant au minimum 4$ les deux heures) ainsi que 200$ si un piéton ne prend pas un passage piéton à Melbourne, la pathétique amende vu du côté d’Armidale de 110$ si on dépose d’autres déchets que ceux émis sur l’aire de repos dans la poubelle de cette aire (chose plutôt invérifiable).

Notre départ pour Canberra en devient immédiat : Sydney, on arrive ! Bien que Submarine n’aime pas trop la ville, Sydney reste un passage obligé.

DSC05067.JPGCette nuit était surement la plus chaude pour l’instant : les pieds ne sont presque pas gelé, je n’ai pas mis de pantalon, c’est un bon début. Plus on montera vers le nord, plus le climat sera un peu plus clément.

Après quelques centaine de kilomètres, on arrive à Jarvis Bay : apparemment c’est beau, mais c’est surtout payant. Ce mot, avec notre budget serré, nous irrite particulièrement les oreilles et l’on fuit comme devant une fille à l’herpès buccale. Tant pis, pas loin il doit y avoir de belles choses aussi. On se pose dans un petit village pas très loin et l’on y va visiter l’étang. Une fois au bord de celui-ci, un pélican choisit de se poser majestueusement sur l’eau. C’est quand même gros un pélican, et son goitre ressemble bien à celui de Balladur. Pas loin, on voit deux corbeaux se battre pour ce qui semble être un poisson. Posé sur l’arbre, une fois leur repas terminé, celui-ci le laisse tomber, pose sa fiente et s’en va. Quand nature et poésie ne font qu'un. A la vue de la tête de poisson aussi grosse que la paume de ma main, on imagine les poissons que doit regorgés cette étendue d’eau.

 

DSC05089.JPGLe temps n’est pas très beau mais Thomas à sa pulsion : se baigner absolument. Il aura beau me dire que l’eau était plutôt bonne, j’en connais qui ont fait des angines pour ce même genre de délire et je ne me voyais pas être malade en Australie avec nos nuits froides et submarine en guise de toit.

Avant d’arriver à Sydney, un panneau indique un trajet, la great pacific road. Au final, rien d’extraordinaire, juste une preuve de la volonté de tourisme à outrance en faisant d’un truc banal, un évènement, à en voir tous les endroits commençant par « great » ou autre qualificatif dans le genre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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