Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le perfectionniste feignant

Chapitre IX : Sydney sous la pluie

29 Avril 2013, 20:40pm

Publié par Johnny Super-Trempe

Chapitre IX : Sydney sous la pluie

Nous y sommes : Sydney. Sydney et son opéra, ville des jeux olympiques, plus grande ville d’Australie en termes d’habitants, 12000km² (deux fois plus grand que la Haute-Garonne). Ç‘aurait pu être une très belle arrivée si :

-Il ne pleuvait pas

-On ne s’était pas trompé dans la route pour le CBD (centre ville) et qu’on n’avait pas pris ce fameux e-toll, payable par internet mais on n’a pas internet et très peu d’argent grâce à ma banque qui met quinze jours au lieu de trois pour un transfert. (Au final, on a pas cherché à comprendre et on ne paya rien, pour changer)

Premier objectif, atteindre la banque centrale afin de retirer nos cartes bleues. Au vue du temps, qui doit continuer comme ça jusqu’à jeudi - et nous sommes samedi -on ne devrait pas faire de vieux os ici une fois avoir visité les principaux spots de la ville.

Suite à notre infortune au péage, qui nous fait traverser le pont puis atterrir dans un coin de ville qu’on n’a pas sur notre carte, on ne sait pas où l’on se trouve. Mélissa, une amie fille au pair à Sydney, pense que nous sommes à 45min du centre-ville, à Manly, plage secondaire de Sydney.

Alors nous marchons, au hasard des rues, en espérant en trouver une qui figure sur notre carte du Lonely planet, jusqu’à ce qu’un habitant nous repère, l’air hagard, au milieu du trottoir avec notre bouquin : « Do you need help ? » et la seule phrase qu’on attendait de sa part et c’est ce qu’il dit. Finalement, nous ne sommes pas très loin du CBD, on peut y arriver facilement en métro (ou train) en quelques minutes ou alors à pied, en traversant le grand pont de Sydney. Il ne pleut plus ou presque, le ciel reste gris mais nous sommes là pour visiter et puis on a une vue sur l’opéra depuis le pont, donc nous irons à pied : il n'y a pas de petite économie.

On arrive enfin à notre banque, qui après plusieurs recherches, et belle et bien fermée. Ce qui signifie qu’on est « bloqué » jusqu’à lundi, car nos cartes bleues australiennes sont censés être ici, sans argent donc obligations de trouver une place pour dormir avec le van, dans Sydney, pour deux nuits : mission quasi-impossible.

On ne va pas se laisser abattre pour si peu, on décide de rejoindre Mélissa et une copine à elle pour qu’elles puissent nous faire voir un peu la ville, malgré la pluie. Les faire sortir par un temps pareil, car il s’est remis à pleuvoir et de manière continue, n’est pas très délicat mais elles acceptent quand même. En même temps, que faire d’autre quand il pleut si ce n’est se déplacer en ville au lieu de rester au chaud ?

Melissa et Chloé font donc du mieux possible pour nous montrer quelques endroits couverts de Sydney : on est allé voir un magasin assez embourgeoiser. Mes instincts anarchistes et anticapitalistes voudraient bien y poser quelques doses de plastiques et regarder tout exploser tel Freezer devant la planète Végéta. Mais ce sera pour une prochaine fois. Changement de décors, on va désormais dans un marché couvert, rempli de stand montés à l’arrache. Thomas signale que ça ressemble un peu à l’Inde, ce qui veut tout dire. On achète trois conneries, des babioles qui serviront de souvenirs, qui sont dans les magasins de souvenirs mais qui coute trois fois moins cher.

On passe une bonne après-midi, malgré la pluie. On est samedi, il nous reste 280$, on doit tenir dix jours, le temps que le virement de France arrive (d'après le banquier de ma super banque que je remercie et a qui je dédicace cet article, bande de connards) : Mission quasi-impossible II, et je n’ai rien d’un Tom Cruise. (je suis plus grand)

Notre première mission est donc de trouver où dormir, ainsi qu’une douche. Sydney étant en bord de mer, trouver une douche ne devrait pas être la chose la plus ardue. L’amie de Mélissa nous conseille Manly, quartier en bord de mer où l’on pourrait se doucher ainsi que trouver un spot pour dormir.

On trouve la douche. Il fait nuit, il doit faire 10°, il y a du vent : ce sera une bonne douche donc, mais la dernière douche date de Canberra, une douche chaude, à l’abri du vent. C’était le bon temps. Il faut se lancer, la douche sera froide, on le sait et puis, on le savait que les douches ne serait pas toujours chaude.

Ce fut froid. Ce fut court. Ce fut intense. On est enfin propre, c’est l’important. On ne dormira pas sur le parking près des douches, on cherchera dans les zones résidentielles plus haut, il y a toujours des petits espaces sombres dans ces zones. Il y a autre chose aussi, la souris est toujours là, notre tapette toujours inefficace. Plan B : si on veut qu’elle ne nous bouffe rien, il ne faut pas lui en laisser l’occasion. Nos tuperware serviront de protections alimentaires, quand tu n’as pas une bonne attaque, il te faut une bonne défense. Il est temps de dormir, demain sera une grosse journée !

Deuxième jour à Sydney, il ne se passa rien. La pluie incessante nous bloqua à Manly, Thomas fit un tour près de la plage, je restai dans le van avec mes livres. Cette journée ne fut pas inoubliable et la souris continua à nous résister.

Pour notre dernier jour à Sydney, le soleil se montre clément et se ramène avec son pote le ciel bleu, mais tout d’abord, on doit aller à la banque. On n’a pas le droit de prendre des photos, évidemment, dans la plus grande banque d’Australie et c’est bien dommage, sinon j’aurais pris des photos du plafond qui est décoré de symboles très inspirés du style nazi. Découvrir un symbole nazi dans un des lieux symboliques des préjugés juifs, ce n’est pas banal.

C’est l’occasion de faire enfin un peu de tourisme traditionnel, de prendre de belles photos uniquement pour faire envie aux gens sur les internets. On a enfin approché l’Opéra, architecture mythique de l’Australie. Au final, ça reste évidemment impressionnant mais ça perd de son charme quand on se rend compte que le revêtement de cet édifice est à 50% le même que les carreaux qui ornent ma salle de bain.

Chapitre IX : Sydney sous la pluie
Chapitre IX : Sydney sous la pluie
Chapitre IX : Sydney sous la pluie
Chapitre IX : Sydney sous la pluie

Commenter cet article

Céline 20/01/2014 10:10

Tain le mec qui te déprime de Sydney quoi!

Johnny Super-Trempe 20/01/2014 22:38

Y a trop de français en Australie, et Sydney, du coup la mairie m'a engagé, parmi d'autres, à dresser un portrait plus morose qu'à l'accoutumé. De rien :)